C‘est d’abords à l’ombre de la Tour Eiffel, au quai de Grenelle, à Paris, que j’ai eu la chance de rencontrer la famille derrière CroisiEurope. Car, cette compagnie qui m’a réconciliée avec la croisière il y plus de cinq ans, est toujours française, indépendante et familiale.
Ce lancement marquerait le début d’une semaine remplie de surprises qui se clôturerait avec les célébrations du 50ᵉ anniversaire de la compagnie, durant le Festival de la Croisière à Strasbourg.
Dans cet article
- Lancement du MS R.E. WAYDELICH L.J.
- Une croisière sur la Seine, direction Normandie
- Un 50ième anniversaire à la hauteur de la famille
- Gérard Schmitter, l’homme derrière CroisiEurope
- Croisiériste de métier
- Un nouveau continent pour CroisiEurope
- Croisières à thème et autres offres diversifiées
- Mes articles croisières
Lancement du MS R.E. WAYDELICH L.J.
Nous étions à Paris pour le lancement du MS R.E. Waydelich L.J. , un des trois bateaux à roues à aube de la compagnie qui faisait sa première croisière sur la Seine après avoir navigué sur le Danube (sous le nom de RV Elbe Princesse II depuis son inauguration, en 2018.)
Lors de la cérémomie de lancement du Waydelich sur la Seine qui marquait aussi le début des célébrations du 50e, la presque totalité de la famille Schmitter était présente ainsi que quelques 200 clients, distributeurs, partenaires et journalistes. L’émotion était au rendez-vous sous un soleil radieux.
Les Schmitter, une famille tissée serré (comme on dit au Québec).
Le MS R.E.Waydelich, ainsi baptisé en hommage à Raymond-Émile Waydelich (1938-2024), artiste alsacien et ami de la famille Schmitter, est le seul bateau de croisière à roues à aube à pouvoir circuler sous les ponts de la Seine (selon le niveau des eaux), au coeur même de la ville Lumière. Les passagers, ravis, peuvent donc naviguer parmi les bateaux mouche, permettant de voir Paris dans toute sa splendeur, de leur propre cabine.
Par ailleurs, le positionnement enviable du bateau sur le port de Grenelle permet de vraiment profiter du port de départ et d’arrivée des croisières offertes sur le MS R.E.Waydelich L.J.. Qui n’a pas rêvé de dormir sur un bateau ou une péniche avec vue sur la Tour Eiffel?
Ainsi, le premier jour des itinéraires commence généralement pas des excursions guidées facultatives dans Paris avant de lever l’ancre au jour 2. Nous avons ainsi visité la Sainte-Chapelle, avec une guide et fait une balade mémorable en 2CV dans Paris avec 4 roues sous un parapluie.
Avec ses 2 ponts (plus un pont soleil), 42 cabines, 81 passagers et 25 membres d’équipage, ce bateau à taille humaine, très joliment décoré et bien équipé, m’a beaucoup plu. J’ai même pu tester une des trois cabines « single » que j’ai adoré. Chaque cabine offre de grandes fenêtres (ou une porte-patio au pont supérieur) avec une vue imprenable sur les paysages qui se déploient à vos pieds.
Je dois aussi ajouter que les lits sont particulièrement confortables et que j’y ai dormi comme une princesse bercée par les flots.
Une croisière sur la Seine, direction Normandie
Lorsqu’on m’a invité au lancement du MS R.E Waydelich L.J sur une croisière raccourcie mais riche en gastronomie, je ne savais pas trop ce que la Seine me réserverait. Au delà de Paris, je connaissais peu ce fleuve mythique.
Nous étions plusieurs à avoir été agréablement surpris par la grande beauté que nous offrirait cette navigation vers Rouen, en Normandie. Maisons et villages pittoresques, clochés d’église, impressionnantes falaises de roc blanc, notre premier après-midi de navigation fut rempli de splendeurs. Nous aurions voulu que cette journée ne se termine jamais, sur le pont soleil si bienvenu alors que l’hiver ne semble pas vouloir se terminer au Québec.
Outre la croisière elle-même qui offre des excursions fascinantes selon votre itinéraire (voir les itinéraires ici), nous avons eu la chance de servir de cobayes au Chef exécutif de CroisiEurope, Martial Diffor, qui testait les nouveaux menus et concepts gastronomiques à venir avec voyagistes et journalistes. Mes papilles vous confirment que vous n’avez pas fini de bien manger à bord des croisières de la compagnie!
Un 50ième anniversaire à la hauteur de la famille
C’est en TGV que nous sommes partis pour la suite des célébrations, en Alsace! En débarquant au port de Strasbourg, j’ai été plus qu’impressionnée par l’envergure du Festival de la Croisière qui s’y était installé pour trois jours. Nombreux visiteurs, conférences, une multitude de kiosques et d’animations, visites portes ouvertes de bateaux et péniches, CroisiEurope n’a pas lésiné sur les moyens. L’atmosphère bon enfant donnait bien envie de réserver les prochaines vacances!
Le soir venu, l’heure est à la célébration. 1200 invités, répartis sur huit navires illuminés, créant un décor spectaculaire pour le grand Gala du 50 ans. L’entreprise alsacienne avait mobilisé l’ensemble de ses équipes pour l’occasion, dont près de 250 membres d’équipage. La famille Schmitter était évidemment présente, de Patrick, l’aîné responsable de la construction des navires, à Lucas, son fils, qui incarne la relève et dirige le développement commercial. Même la jeune future relève était présente.
« Cinquante ans, c’est une étape importante dans la vie d’une entreprise, surtout lorsqu’elle est familiale », nous dit le sympathique Christian Schmitter, PDG et fils de Gérard Schmitter, fondateur de CroisiEurope en 1976.
La compagnie sait recevoir avec une brigade de 50 chefs offrant une expérience culinaire de haut niveau, mettant en valeur la richesse et la diversité de la gastronomie française. Les festivités se sont poursuivies sur le Rhin avec un spectacle aquatique d’envergure, visible de chacun des 8 bateaux, signé Aquatique Show. Beaucoup de ohhhh! et de ahhhh! devant cette grande performance lumineuse, pyrotechnique et aquatique qui a certainement demandé des mois de préparations.
Entre notre première rencontre avec la famille à Paris et pour le grand jour, à Strasbourg, il ressort la même impression. Monsieur Gérard Schmitter serait bien fier de voir son clan, ses héritiers, en action. Une famille tissée serrée qui a su mettre de l’avant les talents respectifs de chacun, en ne cessant jamais d’innover. Sur la piste de danse, le soir venu, on voit bien que la famille sait travailler fort mais aussi célébrer comme il se doit. Une jolie preuve d’un réel esprit de famille!
Gérard Schmitter, l’homme derrière CroisiEurope
Car, pour mieux saisir l’étendu de la croissance de la compagnie, il faut retourner à ses origines. CroisiEurope fut fondée en 1976 par Gérard Schmitter, fils de potier originaire de Betschdorf, passant d’un rêve improbable de croisière sur le Rhin avec un premier bateau à cabine de croisière en 1984, à un empire international. Monsieur Schmitter a dû se battre pour bâtir sa flotte et s’implanter en France et ensuite dans le monde, un fleuve, un canal, à la fois.
Aujourd’hui, les quais des plus jolies villes d’Europe sont parsemés de bateaux et péniches d’une multitude de compagnies. Mais, à l’époque, CroisiEurope et Gérard Schmitter furent les véritables pionniers de la croisière fluviale, autant en France qu’en Europe.
Croisiériste de métier
Avec cent soixante-dix itinéraires à travers le monde. l’entreprise est donc désormais dirigée par les enfants et petits-enfants du fondateur qui travaillent tous ensemble allant du commercial à la production aux finances et à l’hôtellerie-restauration. Liés par cet héritage familial, c’est leur vie, leur passion, leur métier.
En 50 ans, la compagnie a bien grandi, avec une flotte de 50 bateaux aujourd’hui, mais sans jamais perdre son ADN : proximité, savoir-faire, et cette capacité à transformer une croisière en expérience culturelle, humaine et gastronomique. Cette croisière sur la Seine à bord du MS Waydelich représentait ma 5e croisière avec la compagnie. Pour chacune, une véritable fierté des équipages qui y travaillent est palpable, preuve d’une compagnie qui sait prendre soin de ses employés.
Car, chez CroisiEurope, rien n’est laissé au hasard, peu importe le bateau et le pays sur lequel vous séjournerez. Le croisiériste maîtrise l’intégralité de la chaîne de production, de la conception de ses navires jusqu’à la gastronomie servie à bord, avec sans cesse la volonté d’innover.
Un nouveau continent pour CroisiEurope
Lors de la conférence de presse, on présente d’ailleurs un grand projet pour 2027 : l’ouverture d’un nouveau continent, l’Amérique du Sud et un magnifique nouveau bateau, le Brazilian Dream qui naviguera sur le plus grand fleuve du monde : l’Amazone. Pensé comme un catamaran afin de réduire au maximum son impact sur les fonds fluviaux, ce navire incarne une nouvelle façon d’explorer l’Amazonie tout en douceur, entre confort et conscience environnementale.
Photo: Salomao Monteiro pour CroisiEurope
À bord, rien n’est laissé au hasard : matériaux durables, moteurs à faible empreinte carbone, panneaux solaires pour une énergie plus propre… jusqu’au traitement des eaux, soigneusement pensé pour respecter les ressources du fleuve. Chaque détail de sa conception a été réfléchi avec une idée en tête : naviguer autrement, en harmonie avec cet écosystème aussi spectaculaire que fragile.
Les réservations et itinéraires sur le Brazilian Dream sont déjà ouverts pour le printemps 2027. Ne pas trop tarder car ce bateau qui ne peut accueillir (en grand confort!) que 32 passagers risque de se remplir très rapidement. J’en rêve, moi même.
Croisières à thème et autres offres diversifiées
Sinon, CroisiEurope reste fidèle à sa signature : des croisières à taille humaine. Ici, pas de géants des mers, mais des bateaux plus petits, plus flexibles, qui peuvent naviguer là où d’autres doivent s’arrêter, une réalité bien concrète quand on parle de fleuves capricieux.
Loin de s’asseoir sur ses succès, CroisiEurope regarde déjà droit devant, avec une année 2026 qui s’annonce particulièrement inspirante. Les célébrations du 50e anniversaire se poursuivent avec, entre autres, une croisière hommage à Jacques Brel sur l’Amstel en mai, portée par Arnaud Askoy, et une croisière des écrivains sur le Rhône à l’automne, en compagnie d’Éric-Emmanuel Schmitt et Emmanuel Dufaure (c’est fiston qui adorerait!).
MS Mistral: photo DONAU_2 pour CroisiEurope
Au-delà des festivités, la compagnie continue d’élargir son horizon avec une série d’itinéraires thématiques qui donnent envie de voyager autrement.
Autres innovations au programme : des croisières actives, pour les amateurs de randonnées, des voyages gastronomiques et oenologiques, et des itinéraires artistiques ou musicaux. On offre même une expérience unique à bord de La Belle de Cadix pour observer l’éclipse totale du 12 août, au large des côtes andalouses. Pas fan d’astronomie? Disco et gastronomie sur le Rhin ou Secrets de tournage en Provence pourraient peut-être vous intéresser!
Bref, une invitation à prendre le temps… et à savourer chaque moment à bord et en escales. Avec la vie qui va trop vite, je prédis une tendance pour le voyage contemplatif et formatif, ce sur quoi CroisiEurope excelle, depuis ses débuts.
Mes articles croisières
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